| Recommandations pour
l'alimentation de Sainte Hildegarde de Bingen et la Doctoresse Kousmine |
Important :
- Il est fortement recommandé de remplacer le blé par le grand épeautre non hybridé. On peut le faire pour toutes les recettes. Le grand épeautre est panifiable et utilisable en boulangerie et en pâtisserie. Dans les recettes prévues pour la farine de blé, il faut diminuer les éléments liquides d'un quart (25%). Le temps de levée peut être plus long.
- Le petit épeautre n'est PAS la céréale mentionnée par sainte Hildegarde.
Quelques contradictions entre les deux méthodes d'alimentation :
La méthode Kousmine nous enseigne de très bonnes choses : l'importance de l'utilisation des huiles de première pression à froid, des équilibres omégas 3, 6 et 9, la cuisson à la vapeur douce, les céréales complètes, le sucre complet, etc. Mais elle propose principalement un régime méditerrannéen et parfois pas assez rassasiant. La Sicile et la Suisse n'offrent pas le même climat, ni le même terroir ! Par exemple, le régime d'Okinawa s'est développé à... Okinawa et assimilé pendant des générations par les habitants, et ne peut être transposé comme cela en Europe.
La méthode Kousmine met en avant les crudités alors que sainte Hildegarde de Bingen nous enseigne les vertus de la cuisson et les difficultés de digestion des crudités avec l'encrassement qu'elles entraînent, à moins, pour certaines, d'être préparées d'une manière particulière. Écouter les signes de sa digestion et ne pas insister sur les crudités, respecter le besoin d'aliments chauds pendant la saison froide.
Pas de
dissection des aliments en protéines, glucides, etc.
chez sainte Hildegarde ! Elle nous explique les
subtilités des aliments, les synergies entre les
plantes, l'équilibre du chaud, du froid, de l'humide et
du sec.
Les
enseignements de sainte Hildegarde de Bingen, qui fut,
rappelons-le, une moniale bénédictine catholique,
proviennent des révélations qu'elle a reçues de notre
Dieu qui a créé la Terre et tout ce qu'elle contient. La
méthode Kousmine provient de l'observation, du
raisonnement et de l'analyse des hommes qui ne sont pas
parfaits.
La santé selon
sainte Hildegarde englobe les trois dimensions de la
personne humaine : le corps, le mental, et l'âme qui est
spirituelle et immortelle. Ainsi, elle n'est pas une
simple "méthode", mais un art de vivre. La foi en Dieu
et l'exercice des vertus ne sont pas accessoires,
puisque les maladies de l'âme se répercutent sur le
corps. L'alimentation matérielle pour le corps est
couplée à l'alimentation spirituelle pour l'âme qui a
besoin, pour se vivifier, de se relier à Dieu. La
nourriture spirituelle par excellence est la Communion
eucharistique, offerte dans la Messe célébrée dans
l'Église catholique.
Il est malheureux de constater que le trésor donné à sainte Hildegarde par bonté divine se retrouve parfois instrumentalisé et marchandisé dans des dérives ésotériques.
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